Infos sur la « date de péremption » des sangles d’arrimage
Le thème de l’arrimage des charges est complexe.
Pour sécuriser correctement une charge, il faut des connaissances
spécialisées, des formations et de l’expérience.
Peut-on alors être sûr d’avoir tout fait correctement ?
C’est la question que s’est récemment posée un chauffeur de poids lourd,
immobilisé lors d’un contrôle de routine. La justification semblait, à première
vue, logique :
La date de péremption de l’une des sangles d’arrimage utilisées
aurait été dépassée.
Sur l’étiquette de la sangle figurait, sur une frise chronologique, un
marquage de date poinçonné correspondant à un contrôle visuel passé.
La police a toutefois interprété à tort ce marquage comme une date
d’expiration de la sangle.
On se frotte les yeux d’étonnement : une sangle d’arrimage avec une
date de péremption ?
Une sangle d’arrimage peut-elle vraiment expirer ?
La réponse est très claire : non !
Les sangles d’arrimage conformes à la norme DIN EN 12195-2 n’ont
pas de date de péremption générale.
Peut-on donc utiliser une sangle « jusqu’à la Saint-Glinglin » ?
Non, bien sûr que non !
La norme définit précisément dans quels états ou situations une
sangle doit être mise hors service.
Cela inclut notamment :
– des déchirures, coupures, entailles et ruptures dans les fibres
porteuses et les coutures des sangles,
– une déformation de la sangle due à une exposition à la chaleur,
– des déformations, fissures, signes importants d’usure et de
corrosion sur les pièces terminales et les dispositifs de tension,
– une étiquette manquante ou illisible.
Faut-il donc contrôler régulièrement ses sangles d’arrimage ?
Exactement !
Les sangles d’arrimage doivent être inspectées visuellement au moins
une fois par an par une personne compétente, conformément à la
directive VDI 2700, afin de vérifier leur aptitude à une utilisation
continue.
Selon les conditions d’utilisation, des contrôles à des intervalles
plus courts peuvent être nécessaires, par exemple en cas de fréquence
d’utilisation particulièrement élevée, d’usure accrue, de corrosion,
d’exposition à la chaleur ou d’autres risques d’endommagement liés à
l’environnement.
Qu’en est-il de l’ancienne règle selon laquelle un contrôle doit être
effectué avant le départ ? Est-elle toujours valable ?
Oui, absolument : les sangles d’arrimage doivent être contrôlées
avant chaque utilisation afin de détecter d’éventuels dommages.
Comment le policier a-t-il pu confondre ce marquage avec
une date de péremption ?
Sur l’étiquette d’une sangle d’arrimage professionnelle, on trouve
deux indications de date.
D’une part, la date de fabrication.
D’autre part, de nombreux fabricants impriment une frise
chronologique sur la sangle.
L’entreprise de transport peut alors y apposer elle-même des
marquages ou poinçonnages, par exemple pour indiquer la date du
dernier contrôle visuel de la sangle.
C’est ce marquage que les agents ont, par erreur, interprété comme
une date d’expiration.

